Et leurs gouvernements ne peuvent que riposter,
Mais, sans volonté d'agir en héros suicidaires,
Ne peuvent rien faire sur propre population
Que de les laisser propager la poudre.
Comme une onde de choc sur le pavé.
Pourtant, ils sont obligés de négocier
Car, une seule revendication,
Vouloir se faire entendre.
Mais, on ne débat en rien,
On ne s'écoute plus,
Et le dialogue est sourd
Car on s'installe toujours plus loin
Et on se montre toujours plus haut
Et on en veut toujours plus fort.
Ecoutez-vous parler en nous,
Ecoutez-vous contrôler tout.
Mais qui contrôle les Martyrs ?
Qui contrôle les Maladifs ?
Et qui se bat vraiment pour la Paix ?
Car rien n'arrête les orgueilleux
Puisque rien n'arrête les balles
Encore moins les balles perdues.
Mais, quand est-ce qu'ils vont comprendre
Qu'ils parlent les mêmes langages,
Et qu'il faut qu'ils arrêtent
De vouloir posséder et influencer
De l'autre, les ressources et la Terre ?
Il est normal de se demander
Si on ne perd pas un peu la tête,
Si l'argent, la religion et la politique,
Ne nous mènent pas à une fuite en avant
Où tous, comme de déraison émancipatrice,
Veulent une part de gloire et de profit.
Certes, on doit chercher à survivre
Mais sans soumettre ni avilir,
Plus juste à vivre en paix,
Chacun à sa place,
Chaque place à son mérite.
Vivre avec son corps et son esprit,
Mais sans s'en droguer ni s'en dégoûter,
Ni denier sa qualité d'homme,
Ni renier sa capacité à se purifier,
Ni même en rejeter les hommes
Mais seulement leurs pratiques
Violences, Intolérances, Scandales,
Propagandes et Compagnie.
Rejoignez le camp des neutres,
Ni l'interdit, ni l'intolérance,
Ni l'amour, ni la haine,
Il y a un seuil et un temps pour tout
Et la seule chose à retenir, c'est de vivre.
Ni le trop, ni le pas assez,
Juste entre les deux,
Refuser de justifier.
Car ni les anges, ni les démons,
Rien ni personne ne les excuse,
Vouloir aider mais condamner,
Moi je refuse de justifier.
Ni les uns ni les autres,
Un peu des deux tour à tour.
Car, pour une harmonie des concordances,
La meilleure solution, il me semble,
A toujours été la voie du compromis.
Alors, me méfiant du dragon qui dort,
Du Jourdain à la Méditerranée,
De l'Atlantique aux monts d'Oural,
De l'Alaska à la Terre de Feu,
De la Route de la Soie à la Mer de Corail,
De Gibraltar au Cap de Bonne Espérance,
Autant sur Terre que sur la Lune,
Les démonstrations exemplairement fanatiques,
Moi, je m'en refuse d'en justifier.
Etigre Titi Toutoune
Etienne Gressin
Janvier 2006
EXTRAIT DE MA PLUME SE PROMENE (EDITIONS PUBLIBOOK)
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